L'avance de Sam Goodchild diminue
Sam Goodchild (VULNERABLE) a vu son avance se réduire légèrement dans la nuit notamment face à Charlie Dalin (MACIF Santé Prévoyance) et Yoann Richomme (Paprec Arkéa) mais il dispose encore d'un avantage utile de 38 milles sur Sébastien Simon (Groupe Dubreuil).
Mais si le skipper britannique en est conscient, sa plus grande préoccupation est l'approche du Pot au Noir devant lui, qui verra inévitablement les leaders ralentir alors que la compression par l'arrière commence cet après-midi. Telle est la nature d'être la proie et non la victime. chasseur. Et ça a l'air plus désordonné et plus actif pour le peloton de tête.
Mais les leaders sont néanmoins dans un groupe assez compact à ce stade, les 12 premiers dans une zone de 150 milles nautiques par 150 milles au 11e jour de course. Les vitesses ont repris hier après-midi après trois jours et nuits de vents faibles, les foilers rapides à plus de 30 nœuds par moments, avec une vitesse soutenue de 25 nœuds pendant la nuit dans une mer calme.
Et donc Dalin et Richomme sont troisième et quatrième, Simon maintenant plus à l'ouest rapporte ce matin : « Il y a en moyenne 90 décibels à l'intérieur du bateau, ce qui me donne un peu mal à la tête et il fait chaud mais c'est comme ça depuis le départ de la course. On est sortis depuis 10 jours, je viens de m'en rendre compte et c'est plutôt bon signe, ça veut dire que je suis bien dans ma course et que je me sens bien à bord. Je vis ma vie simple ici. Pour le moment, tout va bien. Je n'ai pas eu de soucis techniques, juste des petits détails. Le bateau va très vite en effet mais la mer est plate donc je laisse le bateau faire son travail. J'ai vu un max de 26 nœuds. Les conditions sont parfaites pour aller vite. C'est extraordinaire, ça va tout seul et n'a même pas besoin de moi.
« La bataille devant est assez incroyable. Elle prouve à quel point le peloton est serré et égal, le niveau incroyable de préparation des équipes. C'est plutôt génial mais j'essaie de ne pas trop regarder le tracker. L'objectif est faire mon propre parcours, ne pas trop regarder ce que font les autres pour ne pas avoir de rythme forcé. Ce mercredi, c'est le Pot au Noir ; on devrait y entrer en fin d'après-midi. C'est toujours un moment mystérieux zone. Je pense que je vais essayer de gagner un peu d'ouest pendant la nuit en abaissant un peu pour essayer de le dépasser vers 30° Ouest. Je suis à 29° pour le moment. Donc encore 50- 60 milles dans l'ouest. Je pense qu'ils vont revenir de l'arrière dans le Pot au Noir parce que ça semble s'éclaircir si on attend un peu. On verra. Jean (Le Cam) a beaucoup de navigation à faire pour revenir ouest. Bonne chance à lui.
Le Britannique Sam Davies (Initiatives Coeur) est en bonne position en neuvième position à seulement 100 milles du leader Sam avec Clarisse Crémer (L'Occitaine en Provence) dixième et la Suissesse Justine Mettraux (TeamWork-Team Snef) onzième, soit entre 21 et 25 milles. noeuds ce matin.
Mais pour tous les skippers, la vie simple – comme l’appelle Simon – prévaut, le tout dans les limites exiguës de leur cellule de vie bruyante et inconfortable qui sera leur foyer pendant encore 60 jours au moins, même pour les leaders de ce qui ne ressemble pas à une course rapide.
Le skipper japonais Kojiro Shiraishi (DMG MORI Global One), 32e, revient sur ses points positifs : « C'est la première fois de ma vie que je n'ai pas le mal de mer au départ d'une course au large. Sur le bateau, il y a des problèmes ici et là, mais pour pour le moment le souci principal que j'ai c'est la bosse d'enroulement du J0 (élément permettant de contrôler l'enroulement de la voile). Elle s'est cassée assez rapidement et j'ai dû monter celle de rechange mais elle s'est détériorée assez rapidement donc je vais devoir réparer la premier à faire un spare. Ma routine Vendée Globe : naviguer, réparer, naviguer, réparer. En ce qui concerne le Pot au Noir , j'espère qu'il sera clément et que je pourrai m'en sortir le plus simplement possible. C'est excitant de « Il faut vivre la bataille de l’intérieur. C’est vrai que jusqu’à présent, il n’y a pas eu beaucoup de conditions favorables aux foilers et c’est pour cela que l’ensemble de la flotte reste assez groupée. Dans le Sud, on va sûrement commencer à voir les différences. »
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